Details
Study title
Representations of the educational system among the Swiss population
Ref study 675
Study language French
Contributing institutions
Authors
Keywords
  • Education
  • Opinion publique
  • Evaluation de systèmes de formation
  • Enseignement
  • Ecole
  • Divisions sociales
Disciplines
Period
Période de réalisation de l'enquête: 1994
Geographical space
Suisse
Country
  • Switzerland
Abstract
For this research, we considered that opinions about school and education are indicators of the way in which social actors are divided according to different factors (age, level of education, socio-political attitudes, socio-occupational integration, etc.). This study is based on the observation of the non-existence in Switzerland of reliable scientific works of national importance, studying the opinions held in the population about education and its objectives, the place of education in society, the functioning of the school system and training, its effects on its users, its teachers and their role, etc.
Education, teaching, and training are ubiquitous issues that concern us all, whatever our knowledge and experience in this area:
- statistically, in Switzerland about one in four inhabitants is directly involved in the field of education;
- financially, education is the largest item in the overall Swiss public expenditure;
- economically, it is generally stated that the high levels of competence and qualification of the workforce trained in Switzerland are the main resources of a country that does not have any natural resources;
- socially, the education system is, along with the family, the main body of socialization. It plays a determining role not only in training individuals, but also in social orientation and selection. It is through the education system that multiple insertions (professional, associative, cultural, political, etc.) are determined and thus the process of (re)production of divisions and inequalities is legitimized.
School is a common good; it is an object on which everyone has something to say, because everyone has had a schooling experience. Opinions about school are not neutral. They testify about the complex social situation of the actors, they reveal their multiple and varied affiliations. In this research, differences of opinion about school are used to analyze their foundations, that is, the social divisions they reveal within the population of Switzerland.
Results
Cette recherche, effectuée dans le cadre du Programme national de recherche No 33 sur l'efficacité des systèmes suisses de formation, avait pour objectif de rassembler des données systématiques et fiables pour l'ensemble de la Suisse sur les opinions, images, attentes que la population en général et, en son sein, des groupes identifiés d'acteurs se font du système d'enseignement. Les informations ont été recueillies au moyen d'une enquête téléphonique auprès d'un échantillon aléatoire représentatif de 1400 personnes de toutes les régions de Suisse.
Suite à un chapitre introductif, l'auteur offre une vue d'ensemble des résultats de l'enquête. La présentation des données est thématique, commençant par les questions sur le pilotage du système d'enseignement et de la formation (instances, décisions, etc.). Sont ensuite abordées les finalités de l'école. Puis vient une partie consacrée aux processus et aux agents de la formation. Lui succède la thématique des effets de l'enseignement et de l'instruction. En conclusion à ce chapitre, une synthèse des opinions dominantes relève le caractère désabusé - à savoir ni fortement critique ni véritablement complaisant - du regard que la population suisse porte sur l'école. Malgré leur complexité, les mécanismes de pilotage du système d'enseignement et de formation sont pour la plupart connus. Les systèmes scolaires cantonaux ne donnent pas entière satisfaction à une population qui souhaite des améliorations, voire des changements profonds. Quelques opinions font l'unanimité de la population: le niveau des dépenses affectées à l'instruction publique est jugé suffisant. L'école doit se préoccuper des inégalités sociales entre élèves. Elle doit offrir à tous les élèves des chances égales et leur permettre de trouver leur voie selon leurs capacités. En même temps, elle doit développer des qualités d'ouverture chez les élèves. Les Suisses pensent que l'école a beaucoup changé: elle accorde plus d'importance à l'acquisition de connaissances et au développement personnel des élèves que par le passé. Les élèves rencontrent plus de difficultés scolaires, surtout parce que la discipline s'est relâchée, parce que les parents ont démissionné et parce que les exigences de l'école ont augmenté. Les enseignants, très qualifiés, font de leur mieux pour les élèves dans le cadre de programmes qui leur laissent peu de liberté, mais ils sont peu motivés et l'introduction d'une rémunération basée sur la qualité de leurs prestations est envisagée. D'après l'opinion publique suisse, le niveau des écoliers s'est élevé depuis 20 ans. La réussite scolaire dépend de facteurs multiples dont on peut hiérarchiser l'influence; les facteurs familiaux et personnels apparaissent comme les plus déterminants, viennent ensuite les facteurs socioculturels, puis les facteurs scolaires, alors que le facteur de l'origine géographique est considéré comme le moins influent sur la réussite scolaire.
Les chapitres suivants traitent de différents facteurs de positionnement social par rapport auxquels les divergences d'opinions sur l'école sont marquées. Il y a le facteur régional, qui revêt en Suisse à la fois des dimensions linguistiques, culturelles, politiques, historiques et économiques; il y a l'âge; il y a le facteur scolaire (expérience subjective de la propre scolarité et niveau formel de formation attesté); il y a la position socio-professionnelle, et enfin les attitudes sociales et politiques et le genre. Par rapport à ce dernier aspect, des différences d'attitudes n'ont pas été révélées. Peut également surprendre le fait que le degré de proximité et d'intensité du lien par rapport à l'institution scolaire n'exerce pas d'influence manifeste: élèves et parents d'élèves n'affichent guère d'autres attitudes que les personnes sans contact avec l'école. Des variables contextuelles comme la taille de la commune de résidence, le degré de tertiarisation du canton ou la présence d'une université ne semblent pas non plus orienter de manière déterminante les attitudes.
Methods (description)
Univers de référence: population résidente âgée de 16 à 64 ans inclusivement. Enquête téléphonique par questionnaire standardisé. Echantillon représentatif disproportionnel sur la base des trois régions linguistiques, tirage aléatoire à partir de l'annuaire électronique des PTT, quotas de sexe et d'âge. Relevé unique réalisé entre le 29 août et le 22 septembre 1994. 1402 personnes: 702 en Suisse alémanique, 500 en Suisse romande, 200 au Tessin. Données relevées par IPSO (Carouge et Dübendorf). Analyse statistique par SPSS.
Methods (instruments)
Publications
  • Gros, Dominique. 1997. Divergences. Opinions sur l 'école et divisions sociales en Suisse. Service de la recherche en éducation, Genève, 1997.
  • Gros, Dominique. 1996. L'opinion publique suisse et l'école. L'Educateur, 4, 1996.
Unpublished documents
  • Gros, Dominique. 1999. Regards sur l'école suisse. Direction du PNR 33, Centre suisse de coordination pour la recherche en éducation (CSRE / SKBF), Berne, Aarau, 1999.
  • Gros, Dominique. 1995. L'éducation, l'école et les enseignants dans l'opinion publique; enquête auprès de la population résidante de Suisse. Rapport au PNR 33, Service de la recherche sociologique, Genève, 1995.
Financed by
Study type
Data availability
Source (Updates) SCCRE
Date created 16.04.2018
Date modified 16.04.2018
Start - End date 01.02.1994 - 28.12.1997